Un programme psychoéducatif au service de la santé mentale des proches d’enfants autistes

Une étude, parue dans le Lancet Psychiatry, suggère la pertinence, pour leur santé mentale, de soutenir les proches concerné.e.s par l’accompagnement d’un enfant présentant un trouble du spectre de l’autisme, et ce, dès le diagnostic, ou le plus tôt possible.

Une étude, parue dans le Lancet Psychiatry, suggère la pertinence, pour leur santé mentale, de soutenir les proches concerné.e.s par l’accompagnement d’un enfant présentant un trouble du spectre de l’autisme, et ce, dès le diagnostic, ou le plus tôt possible.

De quel type de soutien s’agit-il ?

Dans cet essai contrôlé, l’impact d’une intervention groupale de 15 heures découpée en 5 sessions de 3 heures, en visioconférence, a été évalué. L’intervention, intitulée Empower-Autism, basée sur la thérapie de l’acceptation et de l’engagement intégrait des approches cognitivo-comportementales et psychoéducatives.

Quelle a été la méthodologie déployée ?

L’étude a été menée entre le 16 septembre 2020 et le 14 avril 2022.

379 proches ont été inclus dans l’étude, âgées en moyenne de 40,6 ans, recrutés dans 11 centres situés en Grande-Bretagne, avec une forte majorité de femmes (88 %). Leurs enfants, quant à eux, étaient âgés de 2 à 15 ans (8,9 ans en moyenne, et 70% de garçons) et avaient reçu un diagnostic d’autisme au cours des 12 derniers mois. Le groupe d’intervention était constitué de 255 proches et le groupe contrôle de 124 proches.

Deux échelles d’évaluation ont été mobilisées : le General Health Questionnaire-30 et l’échelle d’évaluation du bien-être WEMWBS avec un suivi à 12, 26 et 52 semaines.

Quels en sont les principaux résultats ?

A un an de suivi, l’évolution des scores des échelles traduisait une amélioration significative de la santé mentale des proches issus du groupe d’intervention.

Pourquoi cette étude est-elle importante ?

L’étude suggère en 1er lieu un effet durable et significatif de cette intervention sur la santé mentale des proches, et en cela, selon les auteurs, l’espoir de répercussions bénéfiques à plus long terme, pour les parents eux-mêmes, pour leur parentalité et leurs interactions avec les services de soin, ainsi que pour leur enfant et leur famille, plus largement.

Par ailleurs, que cette efficacité ait été montrée sur des modalités de déploiement en distanciel ouvre des perspectives concrètes en termes de transférabilité et de faisabilité.

Source : Clinical effectiveness of an online psychoeducational and psychotherapeutic programme for caregivers of children newly diagnosed as autistic : a parallel, assessor-masked, randomised controlled trial in the UK (REACH-ASD)
Leadbitter, Kathy et al. The Lancet Psychiatry, Volume 12, Issue 4, 289 - 302

https://www.thelancet.com/journals/lanpsy/article/PIIS2215-0366(25)00036-7/fulltext